Campagne Présidentielle 2026 : « Ces jeunes n’ont pas attendu d’être appelés. Ils ont répondu à l’appel de la patrie. », Jacques EDJROKINTO
« Ces jeunes n’ont pas attendu d’être appelés. Ils ont répondu à l’appel de la patrie. »
Question : Selon vous, pourquoi les jeunes et certaines couches de la population ont-ils massivement voté pour le duo Wadagni–Talata ?
Dr Jacques EDJROKINTO :
Merci pour l’intérêt porté à mon analyse. Avant toute chose, je tiens à exprimer mon admiration pour la qualité de la campagne menée. Pendant quinze jours, nous avons vu un candidat constant, engagé, proche des réalités.
« Le peuple béninois ne cherche plus des promesses, il cherche des preuves. »
Et je crois que c’est ce que les jeunes ont perçu.
Nous avions un candidat en forme, préparé, capable de partager le quotidien des Béninois. Cela a fait toute la différence.
Question : Peut-on dire que la jeunesse a été déterminante ?
Dr Jacques EDJROKINTO :
Absolument. Et je dirais même plus : elle a été décisive.
J’ai personnellement été témoin de cette mobilisation. À l’Université d’Abomey-Calavi, l’engouement était exceptionnel. La salle était pleine à craquer, au point que plusieurs responsables de l’encadrement sont restés dehors.
« Ce n’était pas une foule organisée, c’était une foule engagée. »
Les étudiants voulaient voir, écouter, comprendre. Ils voulaient se projeter.
Ce que j’ai ressenti ce jour-là, c’est une jeunesse qui disait clairement :
« Nous voulons un avenir, pas des illusions. »
Question : Qu’est-ce qui, dans le programme, a particulièrement séduit les jeunes ?
Dr Jacques EDJROKINTO :
Sans hésitation : la place centrale accordée à l’éducation dans le projet « Plus loin, Ensemble » (2026–2033).
Ce programme ne traite pas l’éducation comme un simple secteur. Il en fait un levier stratégique de transformation.
« L’éducation n’est pas une dépense, c’est un investissement national. »
Les mesures annoncées sont fortes :
- inclusion et équité, notamment pour les jeunes filles
- modernisation des infrastructures
- digitalisation de l’enseignement
- orientation vers l’emploi
Pour nous, acteurs du secteur éducatif, ce discours est cohérent et crédible.
Question : On a aussi observé une multiplication de mouvements de jeunes…
Dr Jacques EDJROKINTO :
C’est l’un des faits les plus marquants.
Des centaines de mouvements ont émergé, portés par des jeunes de 23, 25, 30 ans.
Sur le terrain, ils étaient en première ligne :
- sous le soleil
- sous la pluie
- dans les quartiers et villages
« Ces jeunes n’ont pas attendu d’être appelés. Ils ont répondu à l’appel de la patrie. »
Ils ont pris des risques, ils se sont engagés, souvent sans aucun intérêt matériel.
Cela prouve une chose :
la jeunesse béninoise est prête.
Question : La diaspora a également été très présente…
Dr Jacques EDJROKINTO :
Effectivement, et c’est remarquable.
Des Béninois vivant en Europe, Amérique et autres pays africains ont financé eux-mêmes leur déplacement pour participer à la campagne.
« Ils ne sont pas revenus pour observer, ils sont revenus pour bâtir. »
C’est un signal fort. Cela traduit une confiance renouvelée dans l’avenir du pays.
Question : Comment expliquez-vous cette adhésion autour du candidat ?
Dr Jacques EDJROKINTO :
Je pense que cela tient à son style.
Il n’a pas fait de promesses démagogiques. Il a été direct, clair, structuré.
« Il n’a pas vendu du rêve, il a proposé une trajectoire. »
Et aujourd’hui, les populations sont plus matures. Elles savent faire la différence.
Question : Quelles sont vos attentes pour la suite ?
Dr Jacques EDJROKINTO :
Elles sont très claires : les 100 premiers jours.
« L’espoir doit rapidement devenir une réalité visible. »
Que ce soit en matière :
- d’éducation
- de santé
- de protection sociale
- d’économie
Il faudra poser des actes forts.
Je reste confiant, mais vigilant, comme tout citoyen engagé.
Question : Un dernier mot ?
Dr Jacques EDJROKINTO :
Oui.
Je voudrais lancer un appel à tous les Béninois.
« Nous ne pouvons pas tous être ministres, mais nous pouvons tous servir la nation. »
Le développement de notre pays ne dépend pas uniquement des dirigeants.
Il dépend de chacun de nous.
« Le Bénin ne se construira pas dans l’attente, mais dans l’engagement. »
C’est ensemble que nous bâtirons un pays fort, uni et prospère.

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